L’improbable: récits de voyages

 

…Paroles Singulières…

Ces « récits de voyage » sont écrits suite à la traversée d’un Improbable stage

… Traces sur ce qui s’est vécu dans la mise en mouvement des corps et de la pensée  …

« Retrouvailles avec la Danse Singulière, sur la crête, au sommet. Besoin d’éprouver les bords, de contacter mes limites: chuter, s’oublier, se reprendre, s’ériger. Vertige du déséquilibre, de la vitesse, de la puissance. Densité de l’espace, tourbillonant. Retrouvaille avec cet état où je suis habitée de forces étranges qui me transportent ailleurs. Danser de la mort à la vie Danser pour respirer Danser pour être en lien Danser pour exorciser Danser gravement et légèrement En suspension, dans un passage, entre deux. D’ici à, on ne sait où. Mais de façon certaine, L’errance nous dicte et nous habite.

Etre là dans toute la douceur et la brutalité de l’humanité. Danser l’animalité qui nous constitue, Simples roseaux dansants,

Pansant les plaies de délicates tornades. »

Anaïs R.      Suite au stage de Danse Singulière animé par Corinne Mascaro à Lamothe Landeron – Mai 2015 

« Ma danse singulière vit chaque moment pleinement, sans savoir, sans prévoir, présence de l’instant, aisance du présent, toujours différent… Ma danse prend le temps, flotte entre les rencontres et l’isolement, glisse, fluide, du sol au plafond, flirt avec le vide, à fond les ballons, goûte au silence, à la musique des corps, en transe, à la musique encore… Pause juste…Regards émus…Danse avec le centre du cercle, l’oeil du cyclone, parenthèse intime, sensualité jusqu’au bout des pieds, nus, ou presque, jeu de séduction, pudeur, danse du coeur, à l’écoute, danse du doute… Les cervelles lâchent, rituel magnifique, sprirales de corps et de voix, danse singulièrement magique! »

Mathieu S.     Suite au stage de Danse Singulière animé par Anaïs Revol à Die – Octobre 2015 

« Elle, Il    corps     Il, Elle,     dansent      Le corps      en lumière,        La danse singulière.      Un chemin en présence,      entrant, sortant,      émergeant     encore et        En      corps       Equilibre      Nécessaire        Déséquilibre.     Fragments recomposés     Ombres enluminées       Poussière de corps    Prenant      corps      à corps,       vol          envol            exploration          globalité.         Mémoire         des corps           cherchant         L’âme,       impulsant      le mouvement primordial,       chemin     de      la nudité.          Axe     Ancrage    corps      incorporé     visiblement   vertical     horizontal     en quête     d’apesanteur.          Rebond    jeté     étiré,     bouche     assoiffée,      mains     tendues,      corps      rampant      glissant     écaretelé.            Opaque      Voracité    Cruelle     Véracité             trace mutante              trans figurante.                  Invisible     filament    contact,      traversant      le miroir,    être dansé      au coeur de ce présent.            Sentir     ressentir     le noyau             être    vulnérable     sensible     sensitif     cognitif      expressif.          Respiration    de l’onde,     voyageant    s’accordant     s’encordant;    une inclusion     du souffle.            L’immobilité dansée.               Présence     en lien      immobile     traversée,        Prés au loin      loin au près          se liant    aux autres dansés.            Résonance   dialogue                Pulser Impulser Pulsation               Passion Possiblement Aimante               Librement    Organiquement     Lié et délié.                Tension    vertige    douleur   compassion     grâce.           Trame organique qui se déploie au coeur de la présence sensible.           Multiples dimensions de l’existant en l’existence. »

Marie R.  Suite au stage de Clown et Danse Singulière co animé par Hanna berry et Anaïs Revol en Arièrge – Février 2016

 « Un voyage: un voyage à l’intérieur de moi même, un voyage dans le monde des autres, un voyage dans notre voyage. Mélée de danse, de folie, de jeux, d’écoute, de partage, de sensibilité. « Qu’y a t’il petit clown? » Ouvre ton tube, Respires, Respires…Et là, tu ressens le monde vibrer dans ton ventre, dans ton corps… Ma triste histoire, je peux en rire, la crier, la chanter, la jouer, la danser! Je danse pour la jouer, ma vie! Je joue pour danser nos vies! Ensemble et seul.e, dansons. Je danse ma libération, je danse la chaleur du monde, Je danse à en perdre haleine, Je danse la naissance, Je danse la mort, Je danse nos corps, Je danse l’amour, Je danse à me libérer d’un poids de plusieurs générations, Je danse mes souffrances pour mieux jouer demain, maintenant. Je joue et je danse pour éclairer la vie de paillettes de bonheur. Je danse ma vie, je danse la vie. Le bateau prend le large en embarquant tout le monde au passage…et le voyage ne s’arrête pas si on ne décide pas de jeter l’ancre. Merci à celles qui fabriquent des bateaux pour nous embarquer et nous donner des ailes! »

Alexandra B. Suite au stage de Clown et Danse Singulière – Ariège -Fèvrier 2016.

« Je prends. Je prends le vaste espace de solitude qui m’est offert. Je l’aime. J’accueille la bête et l’enfant qui s’y cache. Frères et soeurs nées de l’immanence de la vie. La lumière avec l’obscurité. La puissance et la fragilité. Accroupis dans la profondeur de l’être Et jouant ensemble. Je ris avec l’enfant Qui rit de l’innocence de la bête. Je pleure avec la bête Qui pleure sur l’épaule de l’enfant. Je reçois en présent Le chant qui était De la bête. La danse qui sera De l’enfant. Je suis surprise de sentir à quel point l’enfant danse bête. Je me prends au je quand la bête danse l’enfant. Je laisse reposer ma tête quand les deux s’endorment enlacés.

Adeline R. Suite au stage de Clown et Danse Singulière – Cévennes . Juin 2016

Danse des mots :

Il m’est venu ce soir un dessin de cette traversée. C’est un plateau noir. Une personne fluorescente est en transe, là au milieu du plateau. Elle explore… Tous ces sens brûlent: Ses oreilles gigantesques vivent, son goût est en sourdine, son odorat en pointillé. Ses sensations changent de couleurs, cela dépend de leur intensité. En éveil. En transe?

le-sens-de-l’équilibre- guide-le-ballant-les-oscillations-la-vibration-le-jeu-des-chutes-et-des-relevés-la-saccade-la-vitesse-le-sol-le-poids-la-légereté-le-son-

Chaque trajet du corps est perçu avec de plus en plus de précision. Trajet du corps dans l’espace noir. Dans son espace aussi. Chaque muscle sachant parfaitement quand et comment se contracter: Pantin désarticulé dans un corps entier. Son tonus parfait l’anime sans conscience particulière de ce qu’il se passe. Elle n’est pas maîtresse de son corps…? Le cerveau inspire, expire, inspire, expire, inspire…et paf inspiration du déplacement.

L’esprit est une fumée blanche qui suit avec grâce et inertie chaque instant.

L’ensemble est doux, rond étrange, animal, flottant, fluide, petit, fort, lourd, caricatural, perceptif, narratif, à coté, en apnée, relâché, subtil, bruyant, en aller/retour, sans aller/retour, courant, sur la pointe des pieds, tournoyant, émouvant, relatif, ailleurs, rempli, souvenirs, odorant, vibrant, coulant, immobile, secoué, inconscient, souple, raide, hésitant, reflexif, jugeant, fusant, figeant, sautillant, en reflexion, volage, sans sens, chargé, interprété, nu, habillé, observé, jugé, changeant, échangeant…

Présent. Intense.

Des ombres sont autour. Des ombres dans le noir. Et une force se tisse. Une force entre le bord et le milieu, entre le milieu et le bord. Il n’y a plus de bords, il n’y a plus de milieu, il n’y a plus d’ailleurs.

L’imaginaire des unEs fait le récit des autres.

La personne parle par le corps?Le corps parle par la personne? Y a t’il une invitation à la réflexion?

Manon P. Suite au stage de Danse Singulière à Marseille – Octobre 2016      

Quelques jours après… C’est à moi!

Je me réjouissais depuis des semaines de venir danser dans le dispositif de Danse Singulière. Enfin, je pourrai me poser, me déposer, me questionner, me sentir, me parler, vous parlez, vous parlez de tout les mots que je n’arrive pas à prononcer, ils seront là, « en corps ».

Et l’animal sauvage s’est emparé de moi, avec méfiance je dépose voluptueusement mes pattes sur le sol avec soin et attention, une après l’autre, en observant, en humant l’environement. Que va t’il se passer? Pourquoi est il là ?L’instinct, oui, l’instinct de la danse originelle. Je me sens vibrante jusqu’au bout de mes griffes et la confiance se déploie dans l’espace.

Puis je m’asseois en bordure de scène… J’adore ce moment, j’aime observer l’espace vide, j’aime le temps du silence qui l’accompagne et je me sens inspirée, aspirée, dansée, hypnotisée, à bout de souffle, émue, heureuse, mélancolique, danseuse, spectatrice de l’huamain.

Des espaces singuliers où les chemins se croisent, se décroisent et se recroisent, des histoires collectives s’inscrivent dans l’individualité de chacun. Des rires d’enfants, des bisous partout, la lenteur traversée par la rapidité d’un compagnon aux yeux fermés. Par moment le temps s’arrête et un spectacle se joue sous nos yeux et le moment d’après l’on devient danseur de ce spectacle.

Des mains s’effleurent, des yeux se croisent, un regard s’échange, absence de mots, je me sens désarmée face a tant de simplicité, qui m’emporte dans les profondeurs abyssales.

La danse des mots se serre et se resserre au fil des heures, nous sommes toujours plus proches les uns des autres, nos danses nous lient, et je ressens le besoin de vous sentir  » en corps ». Il pourrait m’arriver de confondre vos prénoms, mais je me rapellerai précisément de l’expression de vos visages et de la mouvance de vos corps.

Nos regards livrés à l’instant éphémère.

Giusi M. Stage de Danse Singulière à Marseille – octobre 2016

Récit de voyage: 

Difficile d’écrire, alors je commence à raconter l’histoire de ce voyage qui va se dérouler…pas trop long pour ne pas vous lasser, assez pour vous embarquer un peu… Marseille, porte du monde méditérranéen. La gare de l’Estaque sous une pluie battante, la recherche de l' »Agence de voyages imaginaires » au « Pôle Nord » où va se paser de we de Danse Singulière animé par Anaïs Revol de « L’Improbable »; c’est déjà tout un prgramme… Et là, une grande scène noire avec de fortes lumières et pas d’espaces spectateurs, elle même contenue dans une sorte de vaste garage aux recoins sympathiques avec des paroles sur les murs.

On était tous plus ou moins étrangers ici, au lieu, à cette situation, à cette Danse Singulière, aux autres, au monde tel qu’il est, et a soi même aussi quelque fois.

C’est lors de ce voyage qu’il m’est apparu le plus clairement à quel point il s’agit là d’une expérience groupale vécue collectivement, même si chacun est impliqué au plus profond de ce qu’il est et de son histoire. Alors que les personnes semblaient très différentes, très marquées dans leur personnalités (et je me sentais comme ça aussi, bien sur); étrangère parfois… Et bien le cercle de « danse des mots » allait en se resserant de plus en plus, jusqu’à presque se toucher les épaules, liés que nous étions pas l’émotion partagée et les questions partagées; par la perception du chemin parcouru en ces 2 journées. Nous étions saisis par ces mêmes questions autour des représentations, des codes, des genres, du ressenti esthétique, de ce qui s’exprime par le corps et le mouvement dans le geste, la danse, la pensée et la parole.

Pour moi, ça a était la constatation jouissive que là au moins, « ça avance » en profondeur, et que ça remue fort en chacun; à voir les larmes, les sourires, les regards et les contacts cherchés et trouvés; à voir cette dernière danse collective, comme un bal, avant de se resserrer autour des mots et de se séparer. « Illusion groupale »? Non je ne crois pas: chacun est reparti avec sa singularité, mais riche de nouveaux possibles. Les danses ont été uniques pour chacun d’entre nous; ce qui fait leur force, c’est d’avoir été dansées devant et avec le groupe.

Alors moi, j’ai voyagé fort: la transe de Martin, les pleurs de Giusi, l’entrée dans ma danse de Morgane et de Roxanne alors que je ne savais plus où aller, la danse de Magali embarquée jusqu’au bout de la musique et d’elle même, la grâce et la liberté de Marien, la plongée en profondeur d’Anne Marie, la force de l’appel clair de Barbara, l’évidence de cette danse de Fanny, la tendresse de la performance de Manon avec Martin, l’équilibre tranquille de Aude, les poings tendus vers le ciel de Morgane, le regard de Roxanne, la présence d’Anaïs. C’est pour chacun d’entre vous comme un flash, un prénom, un visage, un corps, un mouvement, un geste, une expression, une parole, un ressenti, condensées en moi pour un souvenir durable, une rencontre fugace ou plus longue, mais authentique.

Et moi, ces jours là, je me suis sentie « la vieille », parceq’une partie de mon corps se bloquait, mais j’avais quand même envie d’habiter cet espace et ce temps sous votre regard et de me remplir de la certitude que tout changerait mais aussi que tout continuerait encore pour moi et longtemps pour vous de ce rituel de libération.

Françoise J. Suite au stage de Danse Singulière à L’estaque le 1 et 2 octobre 2016

Une traversée gravée dans mon corps

Ce corps dans lequel j’habite. Mon corps. Ce corps avec qui j’ai grandi. Mon corps. Ce corps qui me tient prisonnière. Mon corps. Ce corps que je voudrai quitter parfois, pour ne plus être une enveloppe charnelle mais seul un esprit invisible.

Mon corps, ce corps qui ne m’appartient pas, utilisé, violenté, souillé, humilié, écartelé, brisé. Comme si ce corps appartenait aux autres. Une pellicule de honte tout autour de sa peau devenue étrangère. Mon corps pourtant.

Mon corps, dernièrement tu t’es éteint. Allez, reveilles toi. Fredonne quand même quelques accords à contre temps. Au pied du mur, mes pieds murmurent de s’émouvoir. Ce corps qui me crie sa souffrance, qui a mal, qui me fait mal. Qui m’appelle je crois.

Le corps a une mémoire que les mouvements dévoilent. Je danse.

Les blessures assassinent à petit feu. Consument ceux qui les porte quand la porte est fermée. Derrière les non dits se terre toujours une voix à faire entendre, une fenêtre à ouvrir, une âme à faire revivre. Lorsque cette parole dort, aucun silence n’a d’éclat.

Dans cette Danse Singulière la porte s’est ouverte. Mon corps qui danse et avec qui je me réconcilie. Vous lui avez offert la place de parler.

Vos corps qui dansent sont des cadeaux qui se racontent et se rencontrent.

Entre le ciel et la terre, j’existe à nouveau.

Magali C. Suite au stage de Danse Singulière de Marseille – octobre 2016   

Corps en jachère: en corps et encore…

Une traversée, puis une autre, vient une troisième et « en corps » une!! Une grande et longue traversée: mais seulement un petit bout du chemin dans la découverte et l’exploration des possibles.

Ma tête qui ne s’arrête pas incessante causeuse! Grande bavarde de tout temps! Ca tourne, fait  des pirouette et tourbillonne dans tous les sens, mais je reste là, immobile : Corps en jachère!

Et enfin: des émotions qui surgissent du plus profond de mes entrailles: mon corps qui se tend, les poings fermés. Mon corps qui se soulève sous le poids des sanglots, Mon corps qui s’ouvre à la mesure des cris de joie.

J’ai cheminé sous le regard des autres. Des regards pas toujours évident, qui me rappellent à « ce que je dois être »: esthétiquement, socialement, culturellement, émotionnellement,… La « danse de libération » me confronte d’abord à mon propre emprisonnement!

Entendre « tes danses ne m’ont pas touchées » ça fait mal! Mais pourquoi? Parce que je dois être une personne d’émotions?! Et si je me sens vide… Et si je sens des émotions très profondes mais qu’à ce moment là je ne me vois pas les partager…

Alors, Attendre le « désir » d’entrer dans la danse. Se laisser bousculer par les danses qui se déroulent sous mes yeux…M’agacer, m’énerver de ne pouvoir faire de même… Et puis d’un coup ça sort….de manière Improbable! Je passe d’un corps vide à un corps emplit d’un poids lourd… des secousses, des vibrations, la bouche qui se tord,ma gorge qui se serrre, les larmes qui se déversent. Je m’enfoui, me recroqueville jusqu’à m’effacer.

Puis un corps vient me rejoindre. On tourne, on danse, on roule/boule. Ces sanglots m’ont comme nettoyée, purgée, lessivée, vidée… Je me sens libérée d’une énorme charge. Si la danse de libération ne m’aura pas permis de me libérer de l’emprise du regard de l’autre, elle m’aura permise de me libérer de l’insoutenable légereté de l’être!

…Respirations, transes, silences, rituels… Empêchements, limites, pudeurs… Pansements, réparations, cicatrisations…

Morgane G. Suite au stage de Danse Singulière à l’Agence de Voyages Imaginaires – octobre 2016

Marque dépeausée ou Laisser vivre les errances

Récit d’un voyage, voyage inaugural en partie nocturne, avec le tourbillon des lacets, le haut de la montagne, le fond de la vallée…Où il y a toujours une brèche, une aspérité qui fait écho, qui ouvre!

Il me reste pleins de peaux, d’enveloppes:

Une enveloppe groupe: Moteur qui soutient; témoin d’un transformation. Le groupe qui reconnaît par son regard cette mue. Vos regards comme accusé de réception du dépôt, en corps et en pensée, font écho en friction, en position.

Une enveloppe groupe de suivi, ou reformuler, re déposer auprès de ce groupe de sororité!

Une enveloppe sœur de chambre, enveloppe proximale qui chuchote à la lumière de la lampe torche, qui de dépose en détente, en endormissement, en bercé mutuel. Une autre pensée émerge, flottante, allongée, dans un autre corps que celui à l’œuvre la journée.

 Un enveloppe Educ Pop, pilier de ré appropriation, gros pilier dans mon chemin de vie. Il me reste des paroles d’introduction, rapport à notre souveraineté et l’attention aux limites et consentement de chacun.e. Il est aussi question d’horizontalité mais de séparation parfois nécessaire pour que ça opère. Solitude qui permet aussi d’acter, d’exister, de créer.

Amener chacun.e dans sa singularité dans un groupe est un acte politique.

Un enveloppe Danse Singulière. Son cadre comme rituel, enjeux de vie/mort, qui questionne en corps la place dans le collectif, les autorisations, censures, amputations, les déports, ce qui nous échappe, ce qui advient, les portages, les reconnaissances,… La danse qui permet aussi de dire ce qu’on ne dit pas avec les mots; les mots pouvant nous empêcher de danser car trop de densités, trop chargés. Je n’ai jamais aussi clairement entendu l’histoire de la DS.

La danse qui rend visible les possibles            La danse qui rend possible les invisibles          Un corps dans l’espace est une parole

Une enveloppe duo d’animatrice, compagnes et en même temps séparées de nous de par leur fonction. Fonction maïeutique d’accueil et de création de situation où les choses puissent advenir. Complémentaires en regard, en actes, en mots.

Un e enveloppe lieu: la falaise, un bord, une présence, un point fixe. La falaise comme cadre contenant sur lequel appuyer son regard. Loin de limiter, elle m’absorbait.

Une enveloppe musique qui nous embarque ou nous détourne.

Une enveloppe temps qui déplie les possibles, apaise sur son fil les enjeux du tout.

Un enveloppe de mots, de livres. C’est presque un bain, ya même les bulles, les bouillons de mots qui jaillissent. Des mots familiers, des mots couvertures, des mots doudous, des mots oubliés, des mots nouveaux, des mots qui grignotent l’oreille, vous l’arrache parfois aussi, des mots que je n’ai pas entendus depuis longtemps. Des ressources témoins de nos pensées, des étais de nos sensations, des croisements et des chocs.

Un enveloppe mon corps. Enveloppe de ma structure de ma chair, de mes marques , de mes traces émotionnelles, de mémoires, d’images de vos corps pensants en actes. Corps acteurs de mes pensées, de mes rêves, de mes ombres , de mes espoirs. La voix, le souffle, la respiration qui ouvre. La voie, les choix, les non choix.

Du groupe à soi           Du social à l’intime           De l’intime au politique           Il n’y a qu’un poil!

Catherine B. Suite à 5 jours « du corps poétique au corps politique » – Octobre 2016 – Le Faï –

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